Projet Lithica : deux Thouarsais veulent vivre dans « une réserve d’humains sauvages​ »

Source : “Projet Lithica : deux Thouarsais veulent vivre dans « une réserve d’humains sauvages”, lanouvellerepublique.fr


Alexis Albert et Marion Bourdin-Faussereau, deux Thouarsais intéressés par le Projet Lithica.

Encore peu connu, le Projet Lithica a pour ambition, à l’échelle européenne, de créer un espace de vie pour ceux et celles qui aiment vivre comme à la Préhistoire. Un couple de Thouarsais prend part à ce projet pour le moins original.

Créer une réserve « d’humains sauvages » : l’intitulé a de quoi volontairement provoquer. Mais telle est pourtant l’ambition du Projet Lithica, imaginé par des amateurs de l’art de vivre à la Préhistoire de l’Europe entière, parmi lesquels les Thouarsais Alexis Albert et Marion Bourdin-Faussereau sont partie prenante.

Portés par la volonté de la Britannique Lynx Vilden, experte en survie, ils veulent acquérir un espace de quelques hectares qu’ils comptent séparer en deux zones. Dans la première, tout ce qui n’a pas été manufacturé de façon artisanale et traditionnelle selon les techniques ancestrales sera banni. Même les vêtements du commerce. « Ce serait ça, la réserve d’humains sauvages, où les gens vivraient dans un milieu naturel proche de celui de la Préhistoire », explique Alexis Albert, investi dans ce projet.

Une école pour un retour à l’état naturel

L’autre espace constituerait une zone de vie, « un compromis entre le moderne et le préhistorique, mais où on trouve aussi une école pour un retour à l’état naturel. L’endroit idéal pour pratiquer notre activité », en salive déjà le jeune homme, qui ne cache pas son envie de s’y installer le jour où les portes s’ouvriront.

Une philosophie de vie qui détonne tant elle va à contre-courant des efforts scientifiques des siècles passés pour extraire le genre humain de son état de nature. Mais, se disent les adeptes de l’idée, c’est peut-être aussi ce même progrès qui a éloigné l’Homme de son environnement, au point de l’avoir détraqué aujourd’hui.

Bien que l’idée ait été proposée, le projet est encore loin de devenir réalité. En effet, une campagne de financement participatif devrait être lancée prochainement. L’argent récolté devrait servir à financer l’achat d’un terrain, de plusieurs hectares de préférence. Lynx Vilden, installée en Norvège, a déjà déclaré avoir trouvé ce lieu, dans le pays scandinave. Mais le terrain est petit et cher, tandis que le pays scandinave n’est pas forcément le plus favorable pour la culture. D’autres pistes pourraient être étudiées ailleurs, en Europe.

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